Evreuxnormandie

Evreux : La venue de Makenzy Orcel à la Maison des Arts Solange-Baudoux.

Mimes et métamorphoses vies crevant les cloisons fronts livrés d'une autre justesse mûrs éclats d'aubes et recueil de hasards d'encoignure en angle mort ils communiquent leur fantasmagorie leur éternité rembourrée leurs puits aigus d'où giclent d'autres cloisons d'autres mondes ils répandent leur blues le long des rives essentielles humaines les cendres du hasard …............................

 

le jour tombe rideau sur la chute et gisant désormais au pied du fleuve orchestre liquide brume dont l'abstrait piège les rêves les vies non-ailées les écrins secrets remplis de ciel de rumeurs lointains crispés entre le réel et la tristesse des voiles c'est un corps-entonnoir qui les unit dans leur pulsion de quête …...................................

le rêve possibilisé des lendemains tissent leur mouvement d'incertains liants font flaques où stagne le jour s'ennuagent transfuges des restes de profondeurs émaillées la blancheur en allée scaphandre fut le temps dans ces soubassements racinaires bleus noirs ….............................

mais il suffit que ces cieux débordent pour qu'au loin poignent les trois Grâces empoignant le réel les pensées les saisons puis des fuites coincées dans le ciment de l’innommable plâtrés transfuges dirait-on de la champignonnière d'une monumentale tuerie ruée enflammant la mémoire ou orgies d'herbes copeaux de formes …............................

peurs d'animaux traqués à quoi tiennent leurs naissances éclaboussures de lourds vécus d'horizons poitrinaires ou cendres d'infini ils font pays dans leur style de mimer l'ombre le temps sur mesure sculpté au bord d'imprévisibles sommets des points d'eau et la fraîcheur de l'advenu …...............................

le corps noir de la lumière en appelle à d'autres floraisons ouvertes faussant les lois de la finitude et si leur tendresse était tout ce qui nous restait de jour de doute... de hasard pêle-mêle le dit foudroyé dans la fulgurance des graffitis …..........................................

l'espace cette clameur tendue aux lèvres des Belles se strangulent les marges chevelures au bout desquelles bâillent des fêtes des besoins de jaillir du plus perdu des mondes depuis le gouffre d'être... les rythmes érigent leur saison jamais l'absence n'a su si intensément se végétaliser se vouloir sœur de tant de houles pourpres re-naître en extase interstellaire ….............................................

s'élançant dans une valse de gestes parfumés de tintements de bagues perlées les multipodes peaufinent leurs ténèbres tandis que les vestiges des voisines multipliaient les raccourcis vers la beauté de quel voyage tombent-elles ces nuageuses pieuvrant au centre du monde vêtues d'algues et de blues ….....................................

le voyage frétillant à découvert la marée vivante devenue une seule aile silhouettes hirsutes décuplées par la lumière fuyante ses sillages sont une bête à l'agonie encore des évasions contre la mort

…......................................... corps affiné affirmé les doigts en éventail ajustant le ciel autour de sa tête écharpe éclusant la douleur tant de fenêtres sur une lueur tels yeux défiant les larmes fierté verte que convoitent les forêts port de mer ouverte à tous les voyages aux galaxies tatouées dans la chair des Grâces ..............................................

chairs unies sous des marées d'étreintes feux abondants de parfums dans le sillage de l'oiseau effacé la mémoire à vif ….........................................

Grâces Belles ayant la mer pour seule intériorité on imagine des foules savourant le bleu depuis l'oubli au bout de l'ailleurs leurs chevelures ventouses à perte de vue êtres sombres golfes pompeux interdits seuls au milieu de leur ampleur Makenzy Orcel, Évreux, mars 2021

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